2.3 Le risque de submersion

Généralités

Il existe 4 grandes origines de submersion possibles dont les conséquences peuvent être très diverses. Le risque de submersion s’ajoute aux risques et conséquences de l’inondation. Il ne s’agit pas ici de traiter la noyade et les accidents maritimes ou fluviaux, mais bien de prendre en compte les risques terrestre d’une arrivée plus ou moins brutale d’eau.

Le risque de submersion est un risque de mort immédiate par noyade ou par les effets collatéraux d’une brusque arrivée d’eau que sont les destructions de bâtiments, véhicules, et les projections vulnérantes des mêmes éléments sur les personnes.

La mort survient par traumatisme ou noyade et peut être due à deux phénomènes essentiels : être projeté contre quelque chose par la force de l’eau, être bloqué sur ou dans quelque chose par cette même force (habitation, voiture, etc.). Elle peut enfin survenir par épuisement lorsqu’il convient de surnager dans une eau froide et turbulente. Le danger est donc lié non seulement à l’eau mais encore une fois aux conséquences de son mouvement et des destructions qu’elle entraine.

La crue d’un cours d’eau

Tout cours d’eau du plus grand au plus petit est susceptible de sortir de son lit et d’inonder les zones avoisinantes. Dans certains cas célèbres des hauteurs d’eau très importantes ont été atteintes en quelques minutes ou quelques heures, faisant courir un risque extrèmement important aux populations situées en aval.

Une crue en règle générale progressive

Dans la plupart des cas les crues sont progressives et souvent annoncées à l’avance, même s’il reste difficile de toujours bien en mesurer les conséquences exactes. Mais il existe une situation particulière ou les conséquences des crues « brutales » peuvent faire de très nombreux dégâts : les resserrements de la circulation de l’eau, naturels ou artificiels, peuvent créer localement des conditions de monté et de turbulence des eaux qui accroit la force destructrice de celle-ci. c’est le cas de certains trajets urbains ou des gorges en montagnes, dans lesquels la rivière ou le fleuve se trouve tout d’un coup resseré entre les montagnes ou bien des berges et ponts situés sur des points historique de faible largeur. Il faut donc être très sensible au regard d’un risque de crue, à ces zones particulières dans le lesquels le danger de submersion est maximum. Pour le reste, les crues s’annonces souvent à l’avance par une augmentation rapide mais progressive des eaux, puis un étallement visible sur les zones planes ou de faibles altitude. Le problème n’est alors plus le risque de submersion, souvent évitable, mais bien le risque d’isolement par rupture de la grille électrique et des voies routières de même que le risque d’inondation domestique toujours pénible à gérer.

La submersion maritime, marées, rupture de digues, tsunami

La submersion des terres par la mer est malheureusement fréquente et les plus grandes catastrophes humaines de ces dernières années relèvent bien de ce risque que ce soit en France (vendée) ou bien à l’étranger (indonésie, Japon).

Les zones de polder, les zones planes

Il existe dans de nombreux pays des zones plates à proximité des plages, des zones qui se situent au niveau de la mer ou en dessous. Ce sont ces zones qui sont les plus en danger car pour la plupart celles-ci sont protégées par des digues et des ouvrages de protections qui peuvent céder brutalement et provoquer l’envahissement des terres. Ce n’est donc pas toujours l’eau qui passe au dessus des protections, mais bien ces protections qui cèdent et ce sans causes exceptionnelles dans certains cas.

Habiter ou séjourner en bord de mer implique de tenir compte de ces phénomènes possibles pour : choisir au mieux sont lieu de résidence, prendre le cas échéant des mesures de protection adéquates. Il est toujours envisageable dans certaines régions d’avoir un phénomène de Tsunami exceptionnel et de très grande ampleur. Il faut toutefois se souvenir que dans le cas de l’indonésie, les vagues ne devaient pas dépasser un à deux mètres, mais que la masse d’eau ainsi mobilisée représentait une force absolument colossale. Le cas du japon est un peu différent puisque l’on a pu constater là, une grande hauteur d’eau, certaines vagues dépassant les maisons. Il est donc très difficile de présumer des conséquences dévastatrices immédiate d’un phénomène qui semble initialement de faible ampleur, car la force de l’eau est absolument considérable. A ce titre on se méfiera aussi des zones plates entres deux massifs montagneux ou de falaise. Ces zones, plus abrités des vents et souvent très recherchées seront plus prompte à souffrir d’un épisode d’envahissement par les eaux en cas de tsunami ou de phénomène de marées.

Les risques liés aux barrages

Il existe deux risques liés aux barrages, les risques de rupture spontanées ou accidentelle, qui provoque le déversement brutal d’une partie des eaux retenues vers les vallées en deça. Les risques relatifs aux lachés d’eau qui sont liés cycliquement à l’activité du barrage et représentent un risque certians dans des zones encaissées. Il est donc important, en montagne de savoir si l’on réside sous un barrage ou non, de connaitre les signaux d’alerte. De même que lors d’une randonnée, de savoir si le chemin emprunté dans une gorge est submersible ou non en cas de lâcher d’eau. Ce principe est vrai aussi en cas d’orage ou de pluie importante, car il est possible de voir un cours d’eau de très faible ampleur, déborder en quelques minutes ou quelques heures.

Les risques liés aux intempéries

Dans certaines configurations, les eaux de pluie, importantes ou bien de fonte des neige (plus rare) peuvent par leur importance envahir, soit des zones naturelles de descente (d’une montagne vers les rues en pente d’un village en contrebas), soit des zones plus ou moins planes, urbaines, desquels elles peuvent descendre vers des quartiers situés en deçà en grande quantité.

Ces zones peuvent être des sentiers en zone montagneuse. Il faut y penser lors d’une ascension ou descente en montagne (même petite) sous une très forte pluie et bien observer le cas échéant les zones de ravinement. Si ces descentes d’eau pluviale font peu l’actualité, c’est bien entendu que peu de personnes se trouvent en règle générale à proximité d’un tel événement, et que la menace « statistique » est donc bien entendu très faible.

Pour les zones urbaines ces risques sont souvent imprévisibles car ils ne correspondent pas à des cours d’eau naturels et peuvent se produire pour la première fois à l’occasion d’un réaménagement urbain ou bien de l’intensité exceptionnelle des pluies (il n’existe souvent aucun historique). Il doivent être envisagés dans les cuvettes artificielles que peuvent être certains quartiers, certains parking construits en contrebas, bien entendu les parkings souterrains, certaines rues en pente dominées par des espaces plats (route à forte circulation, parking, grand place, etc…)

Les conséquences bien que plus ponctuelles que celle d’une crue de rivière, même très rapide, peuvent être dramatiques dans les zones concernées tant par la puissance de l’eau qui dévale, que par la hauteur d’eau qui peut être atteinte sur les zones de retenues qui se créées ainsi.

Pour résumer

  • Les risques de submersion existent, a proximité des côtes, des rivières et fleuves, en montagne, dans certaines zones urbaines
  • Ils sont liés, à la montées des eaux (parfois très rapide), à la rupture d’ouvrage de retenue d’eau (barrage, digues), ou à des événements climatiques extrèmes
  • Ils sont rendus plus importants et dangereux dans les zones resserrées comme les gorges, certaines traversées urbaines, certaines rue ou type d’édifices (parkings souterrains)

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